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Les estampes japonaises, appelées ukiyo-e, font partie des incontournables de l’artisanat japonais. Notre boutique en ligne ne serait alors pas complète sans une sélection de ces extraordinaires œuvres traditionnelles, retrouvées au Japon pour la première fois au XVIIè siècle.
L’histoire des estampes japonaise est assez mouvementée, créant de nombreux styles au cours de différents siècles qui les ont aidées à évoluer. Elles sont passées de l’artisanat à l’art, de la décoration des habitats japonais aux espaces privées des grands collectionneurs européens, et ont considérablement influencé l'art européen. Les artisans et certains promoteurs comme Kyototradition tentent de préserver et de mettre en valeur la technique de fabrication traditionnelle des ukiyo-e.
Il s’agit en effet d’une technique exceptionnelle, dont l’artisan ne parvient à la maîtrise qu’après plusieurs décennies d’expériences. Il s’agit d’une technique historique, entièrement manuelle, sans donc aucun recours à des machines ou instruments industriels. Les étapes successives menant à la réalisation d’une ukiyo-e parfaite (puisqu’au Japon, les imperfections ne sont pas tolérées !), fait appel à un travail minutieux et précis, mais aussi à une grande passion de chaque intervenant. Dans le blog, vous trouverez notre expérience et une présentation de cette technique de fabrication traditionnelle.
Kyototradition s’associe avec ces artisans pour promouvoir leur savoir-faire, l’artisanat et la culture japonais. Ainsi, vous trouverez dans cette catégorie de notre boutique en ligne, des estampes japonaises fabriquées à la main, selon les méthodes traditionnelles et bien entendu, provenant du Japon.
Autrement dit, la seule différence entre nos ukiyo-e et les antiquités est la date de création. Vous trouverez des classiques telles que les 36 Vues du Mont Fuji d’Hokusai ou les 53 stations du Tokaido d’Hiroshige, qui représentent magnifiquement la beauté de la vie quotidienne. Vous trouverez également des modèles plus récents, un style plus contemporain, telles que les œuvres de Shiro Kasamatsu.
Nous ajoutons de nouvelles sous-catégories au fur et à mesure de l’arrivée des nouvelles créations, et retirons les anciennes lorsque les produits sont tous vendus, jusqu’à ce qu’ils soient renouvelés. Chaque pièce est alors unique et n’est vendue qu’en un seul exemplaire. Lorsque le modèle est de nouveau reproduit par nos artisans partenaires, il sera de nouveau disponible.
Hokusai est probablement le créateur d’estampes le plus connu de l’histoire du Japon. Katsushika Hokusai, surnommé « Le vieux fou de la peinture » ou « le fou du dessin » est né en 1760, durant l’ère Edo. Il meurt en 1849, à 89 ans, après un parcours extraordinaire et laissant derrière lui des œuvres légendaires.
Fils adoptif d’un artisan fabriquant de miroir, il a été initié très tôt au domaine de l’artisanat. C’est comme cela, à 6 ans, qu’il a commencé à apprendre la gravure et la peinture. Vers 1774, à l’âge de 14 ans, il approfondit ses connaissances en devenant apprenti dans un atelier de xylographie. Il continue son apprentissage auprès de Katsukawa Shunsho, un maître de l’ukiyo-e spécialisé dans la représentation des acteurs de kabuki, discipline appelée aussi yakusha-e. En intégrant cette école, il multiplie ses expériences dans ce style, en réalisant parfaitement les portraits, mais en ayant déjà une vue révolutionnaire sur les paysages. A la mort de son maître, il explore ce projet et entre en conflit avec l’école Katsukawa. Il quitte les lieux.
Son intérêt pour les paysages provient d’une influence occidentale. Si à l’époque, la politique du pays était l’isolement, seuls les néerlandais étaient autorisés à y pratiquer le commerce. C’est grâce à Shiba Kokan, en relation avec ces étrangers, qu’il découvre les techniques des perspectives importées de l’Occident. Bien qu’il ait réalisé de nombreuses œuvres, notamment relatives aux dessins, ce sont ses estampes japonaises représentant les paysages, issus des techniques occidentales, qui sont les plus célèbres. Il est notamment considéré comme étant le précurseur des mangas, à la suite de la sortie de ses premiers carnets de croquis, en 1814. Il s’agit de dessins humoristiques et originaux.
C’est en 1831, à 71 ans, qu’il connu son plus grand succès. C’est l’année de l’édition de sa série d’estampes « Les 36 vues du Mont Fuji ». Cette série comporte 46 estampes japonaises originales, dont des éditions particulières. On peut citer par exemple l’édition aizuri-e, dans un ton bleu en référence au Bleu de Prusse qu’il a utilisé. A son tour, cette collection a inspiré de nombreux occidentaux, à travers le japonisme.
Aujourd’hui encore, de nombreux créateurs d’estampes fabriquent des modèles d’Hokusai. Il ne s’agit pas de reproductions mais de véritables estampes, authentiques, fabriquées selon les méthodes traditionnelles. La seule différence entre une de ces estampes avec celles de l’époque d’Hokusai est la date de création.
Hiroshige est sans doute le deuxième créateur d’estampes japonaises le plus connu, après Hokusai. Utagawa Hiroshige est né en 1797 sous le nom civil de Ando Tokutaro, et meurt en 1858. Il est fréquent que les artistes japonais utilisent de nombreux noms durant leur carrière. Celui d’Hiroshige est acquit en 1812.
Son entrée dans le domaine de l’art ne fût pas immédiate et évidente, puisqu’il fût d’abord pompier, comme son père. Passionné de dessin, il a été initié à la peinture traditionnelle dès l’âge de 10 ans. A 14 ans, en 1811, il intègre l’école d’Utagawa Toyohiro, puis reprit l’école en 1828, à la mort de son maître. Ce dernier faisait partie des précurseurs des ukiyo-e représentant des paysages, et dès 1829, Hiroshige se tourna complètement vers ce style, si auparavant, les portraits dominaient.
Dans ses estampes, Hiroshige met en exergue des paysages et des représentations de la vie quotidienne. En 1831, il sortit une première série sur « Les Lieux Célèbres de la Capitale de l’Est », puis, en 1833, la série « Les 53 stations du Tokaido ». C’est cette dernière série qui augmenta la popularité d’Hiroshige, puisqu’elle a eu un succès immédiat auprès des Japonais, puis des étrangers. En effet, elle représente les étapes qui relient Edo à Kyoto, un parcours qui connait beaucoup de flux. Notamment, annuellement, elle est empruntée pour visiter l’empereur, à Kyoto.
Outre les paysages, Hiroshige a également créé des séries sur d’autres thèmes, tels que les animaux, la représentation des événements historiques, etc.
Kyototradition propose des estampes japonaises d’Hiroshige, authentiques, fabriquées par des artisans japonais. Fabriquées suivant les techniques traditionnelles, il s’agit toujours de pièces uniques. C’est pourquoi nous ne proposons qu’une pièce à chaque fois, jusqu’à ce que de nouvelles soient disponibles.