La mythologie japonaise : introduction

Porte du Ciel : Entrée d'un sanctuaire shintô

 La culture japonaise est inséparable de sa mythologie. Nous allons la découvrir au travers des ses concepts clés (Kojiki, Shintô & Kami). Que signifient ces termes ? Y a-t-il une Bible Shintô ? Quelques réponses dans cet article d’introduction à la mythologie japonaise. 

Le Kojiki (古事記)

À l’origine de tous les contes, études, et autres productions écrites existantes au sujet de la mythologie japonaise se trouve le KO JI KI (古事記). Littéralement traduite comme la « chronique des choses anciennes », cette œuvre est tout simplement le premier ouvrage jamais écrit en japonais.
Ce récit relate et met en scène de nombreuses situations depuis la création de l’univers (cosmogonie) ainsi qu’un nombre très important de personnages (Kami).

 Tori (porte d'entrée) du temple shinto heian jingu à Kyoto (Japon)

Le Shintoïsme

Seulement, il est ici impossible d’évoquer le Kojiki et la mythologie japonaise sans parler du Shintô ou Shintoïsme. Nous le définirons ici comme étant l’ensemble des rapports entre l’être humain et les différentes sphères qui l’entourent et dans lesquelles il évolue (en d’autres termes tout ce qui a trait aux caractères naturel et surnaturel).
Le Kojiki est considéré en quelque sorte comme le livre saint, la bible du Shintô même si en réalité le terme religion dans son sens classique ne convient pas vraiment au Shintoïsme. En effet ce mode de pensée qui est la base de ce qu’est aujourd’hui la culture japonaise est plus proche des traditions animistes – que l’on retrouve en Afrique Noire – que des cultes monothéistes tels que l’Islam ou le Christianisme.
De plus dans son essence-même, le Shinto ne prône pas de concepts métaphysiques ni l’existence d’un dieu. On peut donc en conclure qu’il n’est intrinsèquement pas une religion.
C’est au fur et à mesure de l’ouverture du pays et des dynasties en place que se retrouvant mêlé au Bouddhisme et au Confucianisme, il a fini par acquérir cette connotation religieuse.

Les Kami

De même qu’on ne peut évoquer le Kojiki sans parler du Shintô, il est impossible d’aborder le shintoïsme sans évoquer le concept des Kami, « dieu », en traduction littérale. Seulement, si les concepts de dieu ou divinité sont ceux qui se rapprochent le plus de la définition du terme Kami ils en sont aussi passablement éloignés.
Selon Jean Herbert dans « La Cosmogonie Japonaise, 1977 » On désigne par l’appellation Kami toute entité digne de vénération et dans son acceptation la plus étroite, toute entité faisant l’objet d’un culte. Il peut s’agir d’un être extra-terrestre, d’un être vivant ou même d’un objet naturel (pierre, arbre, coquillage) ou matériel (créé par la main de l’homme : nous pouvons citer comme exemple le miroir, qui est très présent dans de nombreux mythes japonais). Ces fameux personnages sont les protagonistes mis en scène dans le Kojiki.

Représentation d'un Kami : Raijin (雷神) ou Raiden (雷電), dieu du tonerre

En conclusion, la mythologie japonaise est basée sur le Shintô ou Kannagara-no-michi (la Voie des Dieux). Il est essentiel de retenir qu’elle occupe une place particulièrement importante dans la vie quotidienne, beaucoup plus que dans les civilisations occidentales (ex : mythologies grecques ou romaines). Aujourd’hui encore elle constitue, combinée à d’autres cultes, ce qui pourrait être considéré comme la religion au Japon. Cela s’illustre notamment par le caractère très superstitieux du peuple nippon.

京都ツラヂチョンでまたね。

(à bientôt sur Kyototradition !)

Photographies :
JapanDave

Jimg944

Dimitridf

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