L’histoire du maneki neko, chat porte-bonheur japonais

Maneki Neko Mike à vendre sur Kyototradition

Le Maneki Neko est probablement l’un des produits artisanaux japonais les plus connus. Mais connaissez-vous son histoire ?

Le mot « maneki neko » est assez simple, puisque neko (猫) signifie « chat » et maneki vient du verbe maneku (招く) qui signifie inviter. Donc le maneki neko est un chat qui invite. L’histoire du maneki neko est très représentative de l’artisanat japonais. Comprenez par là que son histoire est pleine de variantes, d’incertitudes et d’interprétations. Personne ne peut tracer parfaitement l’histoire du maneki neko et c’est sans doute une des beautés des mythes japonais.

Le chat noir qui lève la patte droite, le chat blanc qui lève la patte gauche…

Les variations de couleurs des maneki neko semblent être un phénomène plutôt récent. Si on trouve maintenant des chats roses pour symboliser l’amour et des chats verts pour la réussite scolaire, les chats traditionnels étaient tachetés, puis noirs ou blancs. Le maneki neko noir repousse la malchance et le maneki neko blanc attire la chance. Il ne semble pas exclu de cumuler les deux.

Pour ce qui est des pattes, la patte droite attire l’argent et la patte gauche, les clients. La nuance est finalement assez faible. Si j’ai entendu parler de maneki neko qui lèvent les deux pattes, je n’en ai jamais vu. Il semble que certaines personnes plus superstitieuses que les autres considèrent que la longueur de la patte est une indication du degré de chance apporté. D’où certains chats avec une patte démesurée… Mais vous n’en trouverez pas sur Kyototradition car nous ne voulons pas de problème avec la SPA. ^^ Il n’y a pas de lien entre la couleur du chat et la patte qu’il lève. Vous pouvez donc trouver des maneki neko blancs qui lèvent la patte droite et des chats porte-bonheurs noirs qui lèvent la patte gauche.

Certains maneki neko portent des koban, ces pièces dorées allongées. La forme de la pièce est celle de l’ancienne monnaie japonaise, le ryo. Un ryo valait très cher et était donc un symbole comparable à un lingot d’or actuellement. Notre produit nommé « Les chats aux dix millions de ryo » est un bon exemple des maneki neko portant des koban.

Vous savez maintenant interpréter les couleurs de chats et la signification des pattes. Mais comme vous aimez l’histoire japonaise, vous voudriez comprendre d’où proviennent ces significations. Et c’est là que ça se complique…

Maneki neko blanc grande taille

Trois histoires pour un porte-bonheur

Il y a trois grande histoires sur l’origine du maneki neko. Chaque histoire est elle-même décomposable en variantes, mais je préfère vous tracer les grandes lignes. Il n’existe pas de nom officiel pour chaque histoire donc j’ai décidé de les nommer en fonction de leur personnage principal :

La geisha

Les geishas sont réputées pour être très superstitieuses. L’une d’entre elles possédait un chat qu’elle aimait beaucoup. Un soir, celui-ci grattait sur son kimono, comme pour lui indiquer quelque chose. Quoi qu’elle fasse, il n’arrêtait jamais et risquait donc d’abimer le précieux vêtement. Le propriétaire de la maison de la geisha cru que le chat était devenu fou et le décapita. Sa tête roula alors juste à côté d’un serpent venimeux qui risquait de mordre la geisha à tout moment. Très triste de n’avoir pas compris le message de son compagnon et d’avoir causé sa mort, la geisha fabriqua une statue de celui-ci. Ce fut le premier maneki neko.

Le samourai

Un samourai, que l’on identifie parfois comme Oda Nobunaga ou parfois comme l’empereur, vit un jour un chat lui faire un signe de la patte. Très intrigué et pensant qu’il s’agissait peut-être d’un message des dieux, le samourai s’approcha du chat. A ce moment, la foudre tomba à l’endroit précis où le samourai aurait dû passer s’il n’avait pas vu le chat. Certaines variantes ajoutent que le chat était devant un temple et que le samourai fit un grand don à celui-ci et expliquent ainsi le lien entre le chat et l’argent.

La vieille dame

Une vieille dame, très pauvre, ne pouvait plus se payer de quoi se nourrir. Elle donc dû vendre son chat, qu’elle adorait. Les remords la rongeait, jusqu’au jour où celui-ci lui apparu dans un songe. Il lui expliqua alors qu’elle devait le représenter en argile. Comme elle croyait en la signification des songes, elle créa le premier maneki neko. Un passant lui demanda s’il était possible d’acheter ce chat en argile et la vieille dame fit très vite fortune en vendant des statuettes de chat en argile.

Vous connaissez maintenant les éléments principaux de l’histoire des maneki neko. Pour les fans de ces chat porte-bonheurs, il existe des musées du maneki neko à Okayama et à Seto. Je n’ai jamais eu la chance de les visiter, mais tout retour d’expérience serait vraiment le bienvenu !

Retrouvez tous nos maneki neko en suivant le lien suivant : Maneki neko, chat porte-bonheur japonais.

京都ツラヂチョンでまたね。

(à bientôt sur Kyototradition ! )

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