Chanoyu : Histoire de la cérémonie du thé au Japon

Découvrez le Chanoyu, plus connu sous le nom de cérémonie du thé. Cet article sera le premier d’une série vous permettant de mieux comprendre cet élément incontournable de la culture japonaise.

Chanoyu : Histoire de la cérémonie du thé au Japon

Au Japon, la cérémonie du thé est appelée chanoyu, ce qui signifie « eau de thé« . Les termes « sadô » et « chadō » peuvent également être utilisés et renvoient plus spécifiquement à l’étude théorique de la cérémonie du thé et au système de pensée qui en découle.

Au sens large, on parlera de chaji pour désigner la cérémonie du thé dans son ensemble, incluant un repas léger (kaiseki), un thé léger (usucha) et un thé fort (koicha). Cette cérémonie dure quatre heures en moyenne. Nous nous intéresserons aujourd’hui à l’histoire associée à la cérémonie du thé japonaise.

Histoire associée au Chanoyu

Directement arrivés de Chine, c’est au VIe siècle que les premiers théiers furent introduits au Japon. S’il fut longtemps réservé aux classes les plus aisées, le thé était avant tout apprécié pour ses vertus médicinales. Il faudra attendre le XIIe siècle pour que cette boisson se répande dans l’ensemble des monastères zen, sous l’impulsion du moine Eisai. Cette nouvelle forme de thé (matcha) est un thé vert en poudre dont les vertus permettaient aux moines de ne pas s’endormir lors des méditations.

Au cours du XIIIe siècle, les guerriers samouraï commencent à s’adonner à la préparation du thé matcha, première pierre à l’édifice de la cérémonie du thé.
Mais ce sera sous Toyotomi Hideyoshi (1536 – 1598) que la préparation du thé revêtira véritablement un aspect cérémonial.

Ce nouvel art, à proprement parler, commencera à se répandre dans l’ensemble de la société au cours de l’ère Edo (1600 – 1868). Au sein de « chaya » (maisons de thé se trouvant à proximité des grands temples), la cérémonie du thé est alors considérée comme une « pratique de transformation ». Le concept Wabi (raffinement, sobriété et calme) sera alors utilisé pour caractériser la cérémonie du thé par l’humilité, la contrainte, la simplicité, le naturalisme, la profondeur, l’imperfection et l’asymétrie qui met en valeur la simplicité à travers des objets non-ornés, des espaces architecturaux et la célébration de la beauté que le temps et l’attention donnent au matériaux. Le wabi vint alors mettre un terme au luxe clinquant de certaines réunions de thé antérieures.

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Temple de Ankokuronji. Lieu traditionnel où se pratique la cérémonie du thé.

Au cours du XVIe siècle, la cérémonie est durablement inscrite à travers tous les niveaux de la société japonaise. Et Sen no Rikyū est sans doute la figure historique associée à la cérémonie du thé, suite à l’introduction du concept de ichi-go ichi-e, (« une fois, une rencontre« ). Le ichi-go ichi-e est une croyance selon laquelle chaque rencontre devrait être considérée comme un trésor non renouvelable. Ce sont ses enseignements qui ont conduit au développement de nouvelles formes d’arts, d’architecture et de jardin.

Crédit photo : Wikimédia Commons

3 réponses à Chanoyu : Histoire de la cérémonie du thé au Japon

  1. Mary dit :

    Intéressant de connaitre l’étymologie de la cérémonie du thé et l’ensemble des notions autour de l’art.

  2. Yamamoto dit :

    Bonjour,

    J’ai beaucoup apprécié votre blog. Je m’y rendrai à nouveau très prochainement.

    Bien cordialement,

  3. Ping : Les différentes étapes de la cérémonie du thé au Japon - Kyototradition

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