La mythologie japonaise : Amaterasu

Vue du mont Takamagahara

Dans mes articles précédents, nous avons découvert ensemble la mythologie japonaise à travers le Ko ji ki, le shintoïsme et surtout, les kami. Aujourd’hui, nous allons en découvrir un peu plus sur ces derniers avec l’histoire de la fameuse déesse du soleil.

Amaterasu (天照) ô mi kami (大御神) de son nom complet – qui signifie l’auguste divinité lumière céleste ou encore grande déesse du soleil – est un kami incontournable dans la mythologie et l’histoire japonaise.
Amaterasu est la progéniture de Izanagi (voir la mythologie japonaise : Izanagi & Izanami). En effet elle naquit de son œil gauche lors de sa purification à son retour du pays des morts.
Associée à la lumière céleste et par extension au soleil et à son caractère divin, elle règne sur le Takama-ga-hara (高天原), qui en langue française signifie “la haute plaine du paradis”, la demeure des dieux. Il est assez intéressant ici de faire remarquer les récurrences associées aux différentes mythologies. Je m’explique : de nombreux univers mythologiques dépeignent des dieux vivant sur une montagne céleste et dirigés par une divinité désignée, souvent un de leurs semblables. Nous pouvons illustrer cette idée grâce aux deux exemples suivants : le mont Olympe (demeure des dieux dans la mythologie grecque) sur lequel Zeus règne en maître. Dans un registre beaucoup plus fictif nous pouvons aussi évoquer le Taniquetil, (principale demeure des valar dans l’univers fantaisiste de J.R.R Tolkien) sur lequel Manwë Sullimo règne en maître.

Amaterasu and  what appears to be a mirror in the form of a noble man reading a book.

Pour en revenir à Amaterasu, la gouvernance du Takama-ga-hara lui a été confiée par son père, Izanagi. Son importance en tant que Kami découle de deux éléments :
Premièrement, elle incarne la lumière céleste, la lumière du jour. Si elle venait à disparaître, le monde serait alors plongé dans les ténèbres. En effet, selon la légende, excédée par une rivalité exacerbée et les exactions de son jeune frère Susanoo (à qui nous consacrerons également un article dans les semaines à venir), elle décida de se retirer dans une caverne (Ame-no Iwato). Le monde fut alors engloutit dans les ténèbres et le mal proliféra. Il existe une autre version de cette légende selon laquelle Amaterasu aurait été enfermée dans cette fameuse caverne par la malveillance de son jeune frère. Toujours est-il que lorsqu’elle décida de quitter son refuge sous l’impulsion des autres kami, elle exigea comme condition sine qua non le bannissement de Susanoo.
Deuxièmement, le premier empereur japonais, Jimmu, en sa qualité de petit fils de Ninigi No Mikoto serait un descendant direct de la déesse. En effet, une fois délivrée de Ame-no Iwato, Amaterasu envoya sur la terre son petit-fils Ninigi No Mikoto afin qu’il pacifie le Japon et qu’il y règne.

Représentation de Amaterasu & Susanoo

Les liens entre les dynasties impériales et la déesse sont restés particulièrement étroits au cours de l’histoire. En effet, jusqu’en 1946 les empereurs Japonais – lesquels seraient tous issus en droite lignée de Jimmu et par extension Amaterasu – étaient considérés comme des êtres divins à part entière. Aujourd’hui, même si son illustre descendance est toujours considérée comme divine, l’empereur n’est plus considéré comme étant divin mais bel et bien humain.

京都ツラヂチョンでまたね。

(à bientôt sur Kyototradition !)

Images :

Tsuda

Timtak

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